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Dr Frédéric TEBOUL
Pathologies

Pseudarthrose du scaphoïde

Quand une fracture ne se soude pas — pourquoi il faut agir avant que le poignet ne s'use

Par Dr Frédéric Teboul · Publié le 22 juillet 2026 · 13 min de lecture

Proposé par

Dr Frédéric Teboul

Chirurgien de la main, des nerfs périphériques et du plexus brachial

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Contenu rédigé, relu et validé par un chirurgien du cabinet · Conforme aux recommandations des sociétés savantes.

EN BREF

La pseudarthrose du scaphoïde, c'est une fracture de cet os du poignet qui ne s'est jamais consolidée : les deux fragments restent mobiles, comme une fausse articulation. Elle fait le plus souvent suite à une fracture passée inaperçue. Longtemps peu douloureuse, elle déséquilibre pourtant la mécanique du poignet et conduit, avec les années, à une arthrose selon une séquence prévisible. C'est une situation où le facteur temps est décisif : plus on intervient tôt, plus on peut reconstruire l'os avant que le cartilage ne soit abîmé. Le Dr Frédéric Teboul, chirurgien de la main à Paris et membre de l'Académie Nationale de Chirurgie, prend en charge ces reconstructions.

Une douleur du poignet qui revient, des mois ou des années après une chute que vous aviez presque oubliée. Ou une découverte fortuite, sur une radiographie faite pour autre chose. Le mot « pseudarthrose » est prononcé, et il inquiète autant qu'il est obscur.

Cet article explique ce qu'est cette non-consolidation, pourquoi elle ne doit pas être laissée en l'état même quand elle fait peu mal, et ce que la chirurgie peut réellement en faire selon le moment où on la prend.

Qu'est-ce qu'une pseudarthrose ?

Quand un os se casse, ses deux fragments se ressoudent normalement en quelques semaines : c'est la consolidation. On parle de pseudarthrose lorsque cette soudure ne se fait pas et que les fragments restent mobiles l'un par rapport à l'autre, formant une sorte de fausse articulation — c'est le sens littéral du mot.

Le scaphoïde est particulièrement exposé à cette complication, pour deux raisons déjà décrites à propos de sa fracture : il est vascularisé à contre-courant, ce qui prive facilement de sang le fragment supérieur, et sa fracture passe souvent inaperçue au début, donc n'est pas immobilisée à temps.

Les fractures du scaphoïde consolident dans la grande majorité des cas, mais une part d'entre elles — de l'ordre de 10 à 15 % selon les séries — évolue vers la non-consolidation, en particulier lorsque la fracture était déplacée, haute sur l'os, ou traitée tardivement.

Pourquoi il ne faut pas la laisser en l'état

C'est le cœur du sujet, et le point le plus contre-intuitif : une pseudarthrose peut être quasi asymptomatique s’accompagnant de douleurs intermittentes minimes pendant des années, tout en abîmant progressivement le poignet.

Quand le scaphoïde n'est plus solidaire, il ne joue plus son rôle de pivot entre les deux rangées d'os du poignet. Les os voisins se réorganisent dans de mauvaises positions, les contraintes de l’articulation se déplacent, et le cartilage s'use prématurément.

UNE USURE QUI SUIT UN CHEMIN CONNU

Cette dégradation n'est pas aléatoire : elle suit une séquence prévisible, décrite et classée par les chirurgiens, qui commence par une zone limitée du poignet et s'étend de proche en proche aux articulations voisines.

L'important pour vous n'est pas le nom de cette séquence, mais sa logique : elle avance dans un seul sens, et elle ne recule jamais. Une fois le cartilage usé, il ne se reconstitue pas. C'est ce qui fait du délai le paramètre le plus important de toute la prise en charge. [CLINIQUE]

Pseudarthrose du scaphoïde — illustration médicale
Pseudarthrose du scaphoïde

D'où une conséquence pratique majeure : le bon moment pour traiter une pseudarthrose, c'est avant qu'elle ne fasse trop mal. Attendre que la douleur devienne franche, c'est souvent attendre que l'usure soit déjà installée.

  • Une découverte fortuite, sur une radiographie réalisée pour une autre raison : la pseudarthrose était là, silencieuse.
  • Un bilan après une entorse mal étiquetée : ce qui avait été pris pour une simple entorse des années plus tôt se révèle avoir été une fracture non consolidée.

L'examen retrouve souvent une douleur à la pression du scaphoïde et une limitation des mouvements du poignet, en particulier vers l'arrière (position pompes.

L'imagerie, qui guide toute la décision

C'est ici que se joue la stratégie, car deux questions déterminent entièrement ce qu'on pourra proposer.

  • Le cartilage du poignet est-il encore intact ? La radiographie, complétée au besoin par un scanner, recherche les premiers signes d'arthrose. C'est ce qui distingue une pseudarthrose « réparable » d'une pseudarthrose déjà compliquée.
  • Le fragment supérieur est-il encore vivant ? L'IRM évalue sa vascularisation. Un fragment dévitalisé change la technique de reconstruction.

Le scanner précise en outre la géométrie de la pseudarthrose et l'éventuelle déformation de l'os, qui prend souvent un aspect coudé.

L'AVIS DU DOCTEUR FRÉDÉRIC TEBOUL — CHIRURGIEN SPÉCIALISTE DE LA MAIN

« Quelle imagerie demandez-vous systématiquement devant une pseudarthrose, et comment la vascularisation du fragment oriente-t-elle votre choix de technique ? »

Incidences du scaphoïde bilatérale et comparative

Radiographies du poignet F et p bilatérale et comparative

Arthro-scanner du poignet pour apprécier le cartilage

IRM injectée pour apprécier la vascularisation du pôle proximal du scaphoïde

En cas d’indication chirurgicale, le choix sera fait entre une greffe conventionnelle, une greffe vascularisée, un traitement non conservateur avec sacrifice du scaphoïde.

Les traitements : reconstruire, ou compenser

Toute la logique tient en une bascule : tant que le cartilage est préservé, on cherche à reconstruire le scaphoïde ; une fois l'arthrose installée, on ne répare plus l'os, on traite le poignet usé. Ce sont deux mondes chirurgicaux différents, et c'est le délai qui fait basculer de l'un à l'autre.

Tant que le poignet n'est pas usé : reconstruire l'os

L'objectif est d'obtenir enfin la consolidation. Le principe associe le plus souvent une greffe osseuse — pour combler et stimuler la zone qui ne se soude pas — et une fixation, généralement par une vis, pour tenir les fragments immobiles le temps de la guérison.

Deux grandes familles de greffes existent, et les données récentes permettent de les situer justement :

  • La greffe osseuse simple, prélevée par exemple sur le radius ou la crête de l'os iliaque. C'est le traitement de référence de la plupart des pseudarthroses.
  • La greffe vascularisée, qui apporte du tissu osseux avec son propre pédicule sanguin.

Ce que montrent les études, et qui nuance une idée répandue. À l'échelle de l'ensemble des pseudarthroses, greffe simple et greffe vascularisée donnent des taux de consolidation comparables — de l'ordre de 85 à 90 %. La greffe vascularisée n'est donc pas supérieure « par principe ».

En revanche, quand le fragment supérieur est nécrosé, la greffe vascularisée reprend l'avantage : les études rapportent des taux de consolidation nettement meilleurs dans cette situation précise. C'est là qu'elle trouve son indication.

Autre donnée utile : les pseudarthroses sans nécrose et sans atteinte du fragment supérieur consolident dans plus de 95 % des cas. Le pronostic dépend donc étroitement de l'état de l'os — et cet état se dégrade avec le temps.

L'AVIS DU DOCTEUR FRÉDÉRIC TEBOUL — CHIRURGIEN SPÉCIALISTE DE LA MAIN

« Greffe simple ou greffe vascularisée : sur quels critères tranchez-vous, et quelle place donnez-vous aux techniques les plus récentes ? »

La greffe conventionnelle est réservée aux pseudarthroses du scaphoïde sans nécrose du pôle proximal, non opérée.

En cas de nécrose du fragment proximal, où d’échec d’une greffe conventionnelle, les techniques

En cas de nécrose du fragment proximal, où d’échec d’une greffe conventionnelle, les techniques plus sophistiquées se discutent au cas par cas.

Quand l'arthrose est déjà là : traiter le poignet, pas l'os

Si le cartilage est déjà usé, reconstruire le scaphoïde n'a plus de sens : il s'articulerait avec des surfaces abîmées. La stratégie change complètement, et vise alors à soulager la douleur en réorganisant ou en simplifiant le poignet.

Plusieurs interventions existent, choisies selon l'étendue de l'usure et les besoins du patient :

  • Le retrait de la première rangée des os du carpe, qui supprime les surfaces malades avec si besoin resurfaçage de la tête du capitatum par une prothèse RCPI
  • Les arthrodèses partielles, qui bloquent une partie du poignet tout en conservant une certaine mobilité avec ablation du scaphoïde .
  • Le retrait d'un fragment, l'ablation de la pointe du radius, ou d'autres gestes ciblés selon le stade.
  • Dans les formes les plus évoluées, le blocage complet du poignet, qui supprime la douleur au prix de la mobilité en dernier recours.

Ces interventions donnent de bons résultats sur la douleur, mais aucune ne rend un poignet neuf. C'est précisément ce qu'on cherche à éviter en traitant la pseudarthrose plus tôt.

L'AVIS DU DOCTEUR FRÉDÉRIC TEBOUL — CHIRURGIEN SPÉCIALISTE DE LA MAIN

: « Face à un poignet déjà arthrosique, comment choisissez-vous entre ces techniques, et qu'est-ce qu'une patiente peut en attendre concrètement ? »

En cas d’arthrose de stade 1, le traitement est celui d’une pseudarthrose classique

Au stade 2 et 3, le traitement oblige à l’ablation du scaphoïde, associée soit à une résection de la première rangée ( avec RCPI si besoin) , où une arthrodèse partielle du carpe.

Au stade 4, Prothèse partielle de poignet unipolaire en pyrocarbone RCPI , et si échec arthrodèse totale du poignet.

Le tableau d'ensemble

Pseudarthrose du scaphoïde — illustration médicale
Pseudarthrose du scaphoïde

État du poignet

Objectif

Type de chirurgie

Cartilage intact, fragment vivant

Faire consolider l'os

Greffe simple + fixation ; plus de 95 % de consolidation attendue

Cartilage intact, fragment nécrosé

Faire consolider malgré la dévitalisation

Greffe vascularisée, plus efficace dans ce cas précis

Arthrose installée

Soulager la douleur

Chirurgie du poignet usé : retrait d'os, arthrodèse partielle ou complète, RCPI

Ce tableau dit l'essentiel de l'article en trois lignes : la chirurgie possible dépend de l'état du poignet, et cet état ne fait que se dégrader tant que la pseudarthrose n'est pas traitée.

La récupération

Après une greffe, la consolidation demande plusieurs mois, vérifiée par imagerie avant d'autoriser les contraintes. L'immobilisation puis la rééducation suivent un calendrier propre à chaque intervention.

Un point à savoir : même après une consolidation obtenue, la mobilité et la force du poignet ne reviennent pas toujours à l'identique, surtout si la pseudarthrose était ancienne. L'objectif réaliste est un poignet indolore et fonctionnel, pas nécessairement un poignet neuf.

L'AVIS DU DOCTEUR FRÉDÉRIC TEBOUL — CHIRURGIEN SPÉCIALISTE DE LA MAIN

« Qu'est-ce qu'un patient peut légitimement attendre après reconstruction, et qu'est-ce qui distingue une pseudarthrose de bon pronostic d'une pseudarthrose difficile ? »

Toute pseudarthrose du scaphoïde est un challenge chirurgical.

Le traitement a pour objectif l’évolution de l’arthrose, de diminuer /faire disparaître les douleurs, améliorer la force de la main.

Aucun des traitements ne permet d’améliorer la mobilité du poignet.

Le résultat est conditionné par de nombreux facteurs: âge du patient, délai de prise en charge, raideur pré-opératoire du poignet, laxité naturelle du patient.

Le tabagisme doit être proscrit.

Après l'opération

SECTION BLOQUÉE — À COMPLÉTER PAR LE DR TEBOUL

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Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'une pseudarthrose, en termes simples ?

C'est une fracture qui ne s'est pas soudée. Les deux fragments d'os restent mobiles l'un par rapport à l'autre, au lieu de fusionner. Sur le scaphoïde, cela fait souvent suite à une fracture passée inaperçue et insuffisamment immobilisée.

Ça ne me fait presque pas mal : est-ce vraiment un problème ?

Oui, et c'est le piège de cette pathologie. Une pseudarthrose du scaphoïde peut rester peu douloureuse des années tout en usant progressivement le poignet, selon une séquence qui ne recule jamais. Traiter tôt, quand le cartilage est encore intact, offre les meilleures chances de reconstruction.

Peut-on la soigner sans opération ?

Une fois la pseudarthrose installée, elle ne se consolide pas spontanément. Le traitement des formes symptomatiques ou évolutives est chirurgical. La discussion porte sur le moment et la technique, pas sur l'existence d'une alternative non chirurgicale durable.

Quelle est la différence entre une greffe simple et une greffe vascularisée ?

La greffe simple apporte de l'os pour combler et stimuler la zone. La greffe vascularisée apporte en plus une circulation sanguine propre. À l'échelle de l'ensemble des pseudarthroses, leurs taux de consolidation sont comparables ; la greffe vascularisée reprend l'avantage lorsque le fragment supérieur est dévitalisé.

Quelles sont mes chances que l'os se ressoude ?

Les études rapportent une consolidation dans plus de 95 % des cas lorsque le poignet n'est pas usé et le fragment supérieur vivant. Le pronostic dépend étroitement de l'état de l'os, qui se dégrade avec le temps.

Que se passe-t-il si je ne fais rien ?

L'usure du poignet se poursuit selon une séquence prévisible et irréversible, jusqu'à une arthrose qui, à terme, ne laisse plus comme option que des interventions visant à soulager la douleur sans restaurer un poignet normal.

Combien de temps pour récupérer ?

La consolidation après greffe demande plusieurs mois, et la reprise des contraintes n'est autorisée qu'après confirmation par imagerie. La récupération nécessite au moins 12 mois.

C'est lié à une vieille fracture du poignet dont je ne me souviens pas : est-ce possible ?

Tout à fait. Beaucoup de pseudarthroses du scaphoïde sont la conséquence d'une fracture ancienne prise pour une simple entorse. C'est l'une des raisons pour lesquelles une douleur du poignet qui réapparaît après un traumatisme ancien mérite un bilan.

Qui consulter pour une pseudarthrose du scaphoïde ?

Un chirurgien de la main, car la reconstruction de cet os est une chirurgie spécialisée. À Paris, le Dr Frédéric Teboul, chirurgien de la main, du plexus brachial et des nerfs périphériques, membre de l'Académie Nationale de Chirurgie et président du Syndicat National des Chirurgiens de la Main, prend en charge ces reconstructions.

Glossaire

Pseudarthrose — Absence de consolidation d'une fracture, les fragments restant mobiles comme une fausse articulation.

Consolidation — Soudure osseuse qui unit les fragments d'une fracture.

Greffe osseuse — Apport d'os, prélevé ailleurs sur le patient, pour combler et stimuler une zone qui ne se soude pas.

Greffe vascularisée — Greffe apportée avec son propre pédicule sanguin, utile lorsque le fragment est dévitalisé.

Nécrose — Mort d'un fragment osseux privé de vascularisation.

Arthrodèse — Blocage chirurgical, total ou partiel, d'une articulation pour supprimer la douleur.

Sources

01. Duncumb JW, Robinson PG, Williamson TR, et al. Bone grafting for scaphoid nonunion surgery: a systematic review and meta-analysis. Bone Joint J. 2022;104-B(5):549-558 — 78 études, 7 671 patients ; consolidation ~88,7 % (greffe simple) vs ~87,5 % (vascularisée), sans différence significative ; >96 % en l'absence de nécrose et d'atteinte du pôle proximal

02. Graft choice for managing scaphoid non-union: umbrella review. Hand Surg Rehabil. 2024 — greffe vascularisée supérieure en cas de nécrose du pôle proximal (74-88 % vs 47-62 %)

03. Predictors of Failure for Vascularized and Nonvascularized Bone Grafting of Scaphoid Nonunions: A Systematic Review. PMC9666072

04. Scapholunate Advanced Collapse (SLAC) and Scaphoid Nonunion Advanced Collapse (SNAC): A Review of Treatment Options. Cureus. 2024 — séquence dégénérative prévisible, du radioscaphoïdien au médiocarpien ; options chirurgicales par stade

05. Scapholunate and scaphoid nonunion advanced collapse wrist arthritis. PMC3702758 — progression prévisible en quatre stades décrite par Watson

06. Vascularized Versus Non-vascularized Bone Grafting for Scaphoid Non-union: A Meta-Analysis. Cureus. 2025 — taux de non-consolidation du scaphoïde de 10-15 % ; greffe vascularisée associée à un délai de consolidation plus court

07. Épidémiologie et facteurs de risque de la pseudarthrose du scaphoïde

08. Classification radiographique de la séquence SNAC et correspondance avec les indications

09. Résultats fonctionnels à long terme des arthrodèses partielles et de la résection de la première rangée

Relu et validé par le Dr Frédéric Teboul, chirurgien de la main, du plexus brachial et des nerfs périphériques, membre de l'Académie Nationale de Chirurgie.

Dernière mise à jour : [DATE DE PUBLICATION]

Avertissement. Cet article a une vocation informative. Il ne remplace pas une consultation médicale. Une douleur du poignet persistante, même ancienne, mérite un avis spécialisé.

Page relue et validée par le Dr Frédéric Teboul, chirurgien de la main, du plexus brachial et des nerfs périphériques.

Dernière mise à jour : 22 juillet 2026 · Page enrichie, relue et validée par le Dr Frédéric Teboul

Avertissement. Cet article présente une information générale à visée pédagogique. Il ne remplace pas une consultation : toute décision de prise en charge s'apprécie au cas par cas, avec votre chirurgien.

Auteur de cette publication

Chaque contenu est signé par son auteur et relu avant publication.

  • Auteur

    Dr Frédéric Teboul

    Chirurgien de la main, des nerfs périphériques et du plexus brachial

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Rédigé le : 22 juillet 2026
Relu par : Dr Frédéric Teboul
Prochaine révision : annuelle
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